A.B.

Audrey Beaulé
(iel/they)

Tiohtiá:ke (Montréal)

︎︎︎Art
︎︎︎Design
︎︎︎Illustration
︎︎︎Recherche
︎︎︎Publications

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Studio Gabarit
IG @audrey.beaule



Par le déjouement de codes propres au design graphique, à la littérature et aux arts d’impression, ma pratique tente de proposer des narratifs alternatifs où s’enchevêtrent textes et abstractions, dans une volonté d’explorer diverses expériences rythmiques de la « chose imprimée ». Je tente une relecture féministe et queer de l’abstraction. Je perçois mes œuvres picturales à mi-chemin entre les tapisseries traditionnellement exécutées par les femmes et le all-over historiquement attribué aux hommes. Le brouillage des vocabulaires visuels qui émerge de cet enchevêtrement vise le basculement vers une prise de position résolument fluide. Dessiner – écrire – imprimer : dans les gestes, dans le savoir-faire du corps et de la main réside tout le potentiel identitaire, matériel et sensible de l’affranchissement. Informée par l’imprimé, la culture populaire, les arts vivants, le cinéma et la vie en marge, ma pratique défend notre faculté à être pluriel-le-s et indiscipliné-e-s, vers une volonté d’ouvrir et d’étendre nos manières de vivre.


CV

FORMATION
2023 / Maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM
2017 / Baccalauréat en design graphique, École de design, UQAM

EXPOSITION SOLO
2023 / Si le livre sait se fermer, ce n’est pas parce qu’il ne sait pas s’ouvrir, Magasin d’ARPRIM
2019 / Exposition solo, Défaire le genre par l'abstraction, CDEx, UQAM

EXPOSITIONS COLLECTIVES
2022 / Exposer avec l’autoédition to expose the self, AdMare
2019 / Exposition collective, CDEx, UQAM
2019 / Lancement de Pica magazine, Centre de design, UQAM
2019 / Festival Le Maquis
2017 / Exposition collective, CDEx, UQAM
2017 / Exposition de fin de baccalauréat, École de design, UQAM
2016 / Exposition collective Transfert, Magasin 6, Espace Projet

RÉSIDENCES
2021-22 / Résidence d'un an à l'Atelier Circulaire
2016 / Atelier circulaire, résidence d’un mois en art imprimé

BOURSES et distinctions
2022 / Bourse de création, Conseil des arts et des lettres du Québec
2022 / Mesure STA en démarrage d’entreprise
2021 / François Xavier-Marange en arts imprimé
2021 / Prix Réal-Fillion, pour ma première bande dessinée La Vingt
2019 / Bourse Daniel Langlois en design graphique
2017 / Prix Dérapage, Meilleur film d’animation avec Temporalités

AUTO-PUBLICATIONS
2023 / Que les marges nous permettant de respirer soient larges, très larges
2022- / Fissurer l’histoire
2021 / Vous arrivez là où tout commence
2020 / Marges
2019 / Errance
2016 / Rivières

PUBLICATIONS
2023 / Nos refuges, Mécanique Générale
2020 / La Vingt, Mécanique Générale

FOIRES
2022 / Volume 4, foire du livre d’art, Société des arts technologiques
2021 / Volume 4, foire du livre d’art, Société des arts technologiques

ATELIERS
2022 / Tracer, atelier dans le cadre de l’exposition  Exposer avec l’autoédition to expose the self, AdMare

CONFÉRENCE
2023 / Colloque sur les arts imprimés (plus d’informations à venir)
2022 / UQAM
2022 / Cégep André-Laurendeau
2020 / Cégep de Maisonneuve

PROJECTIONS
2018 / Divan Orange, “chaud maintenant / Hot right now” avec Galerie Galerie et SOIR
2017 / Sommets du cinéma d’animation dans la programmation étudiante, Cinémathèque québécoise
2017 / Lumifest, Longueuil
2017 / Place de la paix, Mapping sur l’hôtel zéro
2017-18 / Société des arts technologiques (S.A.T.), Dérapage 17
2014 / Cinémathèque québécoise, Dérapage 14
2012 / Festival international Fantasia dans la programmation “au-delà de l’animation”


PRESSE
2021 / FOURNIER, Virginie, Cartographier sa vingtaine, Revue Lettres québécoises (Numéro 178 – Automne 2020 : Écrire queer)

ENTREVUES
2021 / MALTAIS, Amélie, L’émancipation par l’art, Le Livart, paru le 20 août 2021.
2020 / PARADIS, Josée-Anne, Prendre la route avec Audrey Beaulé, Revue Les libraires [en ligne], paru le 10 août 2021.

Documentation de fin de résidence, Atelier Ciculaire, 17 juin 2022.

De manière subjective, je tente ici, à travers des écrits fragmentés relevant du journal, du texte critique, de la note de recherche, ou encore d’écrits poétiques, de réaliser un livre sur les marges de l’histoire de l’abstraction au Québec de 1948 à aujourd’hui. Le corpus débute donc avec la publication du Refus global, parce qu’il s’agit d’un évènement historique qui marque un lien important entre émancipation et abstraction, qui est mon axe de recherche et d’intérêt. Tout en admettant que les artistes signataires de ce manifeste restent relativement en marge au point de vue international, iels sont bien connu-e-s ici, d’où mon désir d’aborder d’autres artistes davantage en marge dans le contexte québécois. Mon terrain de recherche cible donc des artistes ayant eu, à certains moments de leur vie ou tout au long de celle-ci, une pratique artistique professionnelle au Québec.

Agissant comme artiste visuel-le et éditeurice plutôt qu’historien-ne de l’art, je réalise ici une micro-publication prenant la forme d’un cartable hybridant diverses techniques d’impression et d’écrits afin de proposer une relecture de cette histoire. Cette approche radicale, sensible et poétique vise à tendre vers l’émancipation des marges pour (re)plonger dans les potentialités du passé. Étant bien conscient-e de la réécriture constamment nécessaire à ce projet, c’est d’une visée humble et engagée dans ma temporalité qu’émerge ce premier chapitre de recherche intitulé Fissurer l’histoire. Afin d’éviter de figer une histoire à mon tour, la forme de cette micro-publication est reliée par anneaux détachables afin de rester malléable à travers les années. Elle existe pour être ouverte, tout en espérant être agissante. Fissurer l’histoire est l’amorce de mon engagement dans l’aspect historique des questions d’abstraction et d’émancipation. Ce projet souhaite être ouvert à diverses tactiques ou interventions, espérant contribuer à faire entrer les féminismes, le queer, l’hors-norme, la beauté et l’indiscipline dans la suite de l’écriture de l’histoire en abstraction au Québec.

Documentation photo par Document original.